La Renaissance du métier de photographe au Bénin

Mai 29, 2021 Uncategorized

Le métier du photographe permet d'admirer le paysage par le biais de son appareil photo

Photographe: un métier qui nourrit son Homme au Bénin

La profession de photographe menacée par les Smartphones 
Généralement, quand on parle de mariages naissances, baptêmes ou autres cérémonies populaires, les gens aiment immortaliser l’événement par des photos et vidéos. Mais depuis l’avènement des Smartphones, on fait de moins en moins appel aux services des photographes professionnels pour couvrir certains événements. Un phénomène de mode qui est sans doute en train de mettre en danger l’avenir de la profession de photographe.

La technologie a beaucoup changé au cours de la dernière décennie et il a été fascinant de voir comment cela a eu un impact sur le marché des caméras. De plus en plus de personnes comptent sur les téléphones portables pour leurs photographies et ces appareils photos sont meilleurs que jamais.
Mais les smartphones ont-ils remplacé les caméras professionnelles ? Allons-nous voir disparaitre les photographes professionnels ?
Actuellement, on peut dire sans risque de se tromper que le métier de photographe fait face à une menace depuis l’invasion du marché par des Smartphones et autres téléphones intelligents.

 

Pas de menace, la photographie nourrit son homme malgré tout.
Il est indispensable pour les prises de vue lors des mariages, baptêmes, anniversaires et bien dautres cérémonies. Nous parlons bien-sûr du photographe. Comme jadis, ce métier n’a pas perdu de sa valeur, et continue de nourrir son homme en dépit de l’invasion des smartphones et autres inventions technologiques à la portée de tous.
Mais malgré tout, poursuit selon les professionnels du métier, on ne peut pas remplacer les photographes professionnels parce que la qualité ne sera jamais la même.
Les prises de vue avec les smartphones et autres accessoires ne constituent guère une menace pour le métier de photographe. « Les images prises avec ces appareils ne respectent aucune norme de cadrage ; et le laborantin est obligé de les modifier avant d’obtenir un cadrage acceptable. Par contre, celles prises par le photographe professionnel avec son appareil photo font toujours la différence », apprécie Gratien Capo, chef section photo à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip).Il est appuyé par son confrère de la direction de communication du Mca-Bénin II, Teddy Attila. « Un photographe professionnel est très bien placé pour vous apporter les rendus en images que vous espérez dans diverses situations. Vous pouvez être sûr d’avoir de très bons résultats qui vous donneront des émotions chaque fois que vous allez poser vos yeux sur elles », complimente l’intéressé.
Visiblement, cest un métier qui, est loin d’atteindre son apogée, et continue de nourrir son homme.
Pour Gratien Capo, le photographe appliqué et dynamique, tire toujours le meilleur de son art en termes d’argent. Un avis tout à fait partagé par Teddy Attila. D’ailleurs, il dit avoir remarqué, après un petit calcul, qu’il est possible pour un photographe professionnel et actif d’arrondir ses fins de semaine à, au moins, cent mille francs Cfa. En réalité, ce qui fait vivre le photographe, aux dires du patron de la section photo à l’Onip, ce sont les visites de terrains, les rencontres sportives, les cérémonies officielles et autres. De plus, explique-t-il, le métier se conforme de jour en jour à la révolution du numérique. En exemple, l’album-photo d’antan a été remplacé par le photo-book. Il s’agit, en effet, dun livre de photos bien légendées que le photographe professionnel réalise à la demande de ses clients ; ceux-là qui aiment les belles innovations. Mieux,
« aujourdhui au Nigeria », révèle Gratien Capo, « les clients réalisent de plus en plus la photo-lumière : une forme de tableau numérique, posé dans leur chambre, sur laquelle ils peuvent voir les photos défilées en boucle ». Cest également au photographe professionnel de réaliser, en partie, la photo-lumière, explique-t-il.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’avènement du numérique multiplie les sources de revenus du photographe professionnel, fait-il remarquer.
Par contre, ce qui menace la photographie, selon Gratien Capo, c’est l’amateurisme de la jeune génération. Celle-ci est « impatiente » de gagner de l’argent, se désole-t-il. Or, les jeunes doivent d’abord accorder du prix aux formations théoriques et ateliers pratiques, organisés dans les universités. « Ce qui n’est souvent pas le cas, et malheureusement, ils improvisent sur le terrain et se laissent emporter par la facilité », déplore le numéro un des photographes de l’Onip. Il saisit alors l’occasion pour les inviter à une prise rapide de conscience.
Il savère que la photographie a encore de beaux jours devant elle. Et les professionnels de la photo continuent par nous émerveiller et surtout ils tirent un large profit de leur métier.

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